Mon premier Yoga Transe Danse

Par Jean-François Couture

L’an dernier, j’ai eu le plaisir de participer à la première édition de YogaFestif, un festival mémorable rempli de rencontres et de découvertes sur le domaine du yoga. Personnellement, je pratique sur une base irrégulière, c’est-à-dire selon les besoins du moment. Je peux en faire toutes les semaines pendant trois mois et ensuite prendre une pause de plusieurs semaines. Mon intérêt envers YogaFestif était assez élevé puisque c’est l’occasion de découvrir différentes pratiques et rencontrer des gens qui partagent cet intérêt commun. En contrepartie, je me souviens de mes interrogations entourant la séance de clôture de la journée, le Yoga Transe Danse.

Évidemment, les mots yoga et danse me donnaient des indices sur le type d’activité. Je savais pertinemment qu’il n’était pas question d’une expédition en catamaran ou en deltaplane. En fait, c’était plutôt la partie transe qui me faisait cligner des yeux. Ainsi, pour vous éviter de passer par ce même questionnement, j’ai décidé de témoigner de mon expérience.

Parenthèse : (Peut-être que toi aussi, à un certain moment dans ta vie, tu voyais la communauté de yoga comme une secte, un endroit où les gens se nourrissent de graines de chia du matin au soir entre deux voyages astral. Si en plus tu avais su qu’ils font des activités du type yoga transe danse….) Fin de la parenthèse. Alors, puisque j’ai une belle ouverture sur la vie et que la mission du YogaFestif est de démystifier la pratique de yoga, j’ai décidé de me lancer et de vivre le moment présent.

Donc, revenons au sujet principal. Tous les yogis se déplacent sur une grande partie gazonnée du magnifique Domaine Cataraqui. Nous sommes en cercle, il fait beau, il fait chaud et les gens sont heureux.

Les deux demoiselles en charge de l’activité débutent la séance assistées d’une musique progressive. L’ambiance est timide, tout comme les gens. On nous expose les grandes lignes de la séance et les enchainements à venir. Nous débutons par des gestes d’étirements, de relâchements et de déhanchements semblables à ceux que nous avons faits dans la journée. Tranquillement, la musique s’adapte à nos mouvements. En fait, c’est plutôt nous qui s’adapte à sa mélodie. Bref, plus la séance évolue, plus l’aisance fait son apparition. Les voix mélodieuses dirigent nos mouvements tout en laissant place à l’improvisation.

On nous invite à fermer les yeux, à se concentrer sur notre intention et à se laisser aller sans se soucier du regard des autres. Évidemment, je fais partie de ceux pour qui la curiosité prend le dessus. Je vois donc du coin de l’œil les gens bouger, se laisser aller. Je vois des mains au ciel et des mouvements de danses fluides. Chaque personne est différente et danse à sa façon. Malgré toute cette intensité et ces déplacements, tout le monde danse sans s’accrocher. Le soleil brille et illumine le visage des danseurs. Une danse de la pluie, sans pluie ni même nuages. Après avoir bien observé la faune, je décide de fermer mes yeux et de vivre moi aussi l’expérience sans retenue. Je sens la musique m’envelopper et je bouge au son de mes émotions. Je revis l’époque des raves et de mes 17 ans. À ce moment précis, la partie transe est plus claire dans ma tête car j’oublie où je suis et je profite du moment. Je sens mes pieds quitter le sol, je saute, je danse et surtout je me sens bien.

La séance se termine aussi doucement qu’elle a débutée. Je me sens énergisé. J’ai découvert une pratique de yoga qui rejoint mes intérêts et mes souvenirs. J’ai déjà hâte à la prochaine fois. Je quitte les lieux de cette première édition de YogaFestif et je réalise que c’est samedi. Comme quoi j’ai décroché au maximum. Alors on fait quoi ? Alors on danse!